jeudi 16 novembre 2017

Noire de blogue: Retour au travail

Noire de blogue: Retour au travail: Eh bien voilà.  De retour au travail après un an en la plus belle compagnie du monde, mon coco. Ce n’est pas une mauvaise chose pour mon ce...

mercredi 1 novembre 2017

Retour au travail

Eh bien voilà.  De retour au travail après un an en la plus belle compagnie du monde, mon coco. Ce n’est pas une mauvaise chose pour mon cerveau qui devenait peut-être un tout petit peu paresseux malgré lui. Je vis moins bien de laisser mon enfant à la garderie 5 jours sur 7. 
Heureusement, mon conjoint ne travaille pas le vendredi la plupart du temps, alors peut-être que Loulou ira seulement 4 jours.  Et puis je peux toujours demander à mamie de le prendre une journée de temps en temps, ce qui réduit le temps passé à la garderie.  Et puis peut-être que je pourrais faire modifier mon horaire pour ne pas travailler les lundis mais travailler les samedis… ouin mais là je n’aurai plus de vie de couple, ni sociale… mais la vie sociale est déjà perdue, right? Retour au travail après un premier bébé, reste plus de jus pour faire de quoi la fin de semaine sauf sauver ta vie en te tapant une semaine de repas le dimanche. Je dramatise pour imager. 

Faut croire que je ne suis pas assez zen pour vivre avec moins de confort en réduisant ma semaine de travail et mes revenus.  Le problème c’est qu’il faut choisir. Plus souvent avec ses enfants, moins d'argent; moins de temps, plus de sous.

Solution peu coûteuse, dédramatiser en raisonnant :
1- J’ai bien choisi la garderie, j’ai confiance qu’il est stimulé et en sécurité.
2- Il fait un gros dodo d’après-midi, donc il passe moins de temps conscient qu’il n’est pas avec nous (celle-là passe difficilement)
3- En étant bien organisée, je peux passer du temps de qualité avec mon fils le soir et les fins de semaines (c’est pas pathétique, hein?)
4- Je m’ennuie.
5- Bon ça marche pas s’te liste-là.

Quoi de mieux qu’un bon chat entre amis :
Ami: le 1er matin où tu vas te battre avec pour qu'il mette ses cliss de bottes.....   
Moi: je vais t'écrire promis
à date ça va mais je pense à revirer le siège de bord pour éviter la crise du "je wériencolikmaman"quand je l'asseois dans son siège
Ami: lol!!
Moi: qui va de paire avec le "yapadplasspouléjamb"
Ami: lol!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
Moi: pis le "latukdinzieuahmamannnnnnnnnnnnnnn"

Bon, j’ai ri un peu.  C'est le premier jour, ça va aller de mieux en mieux.
Toutes les femmes me disent : « Ça va s’améliorer, tu vas voir, tu vas t’habituer. » Le pire dans tout ça c’est qu’on s’habitue vraiment, dans la plupart des cas. On a un super bon régime de congé de maternité et parental au Canada, sérieusement.  Je ne crache pas sur le pain.  J’essaie d’imaginer ce que ce serait, parcontre, si on permettait aux parents de travailler 3 jours par semaine au lieu de 5, avec un salaire similaire, pour élever son enfant pour les 2ieme et 3ieme années.

Qu’est-ce que ça coûterait à l’état, en considérant entre autres les coûts associés aux garderies subventionnées, les retours d’impôts et l’administration de ces programmes?
Rêvons un peu et disons qu’un parent par famille, par enfant, pourrait obtenir une compensation de l’état pour les deux jours par semaine où il s’occuperait de son enfant et ne l’enverrait pas à la garderie. Seulement pour les parents intéressés, bien sûr.  Imaginons que l’employeur soit tenu d’accommoder son employé en ce sens.
Est-ce que ce ne serait pas bénéfique pour :
1- La conciliation travail-famille?
2- Le désengorgement des services publics?
3- La création de places en garderies?
4- La gestion des absences au travail?
5- La productivité des employés-parents?
6- Le maintien d’une économie forte?
Je me demande simplement.  Je n’ai ni les compétences ni les connaissances actuellement pour débattre de cette suggestion, mais je m’interroge sur la façon dont NOUS (les parents, les familles, les gouvernements) réfléchissons à cette situation. Comment voulons-nous, comme société, regarder grandir nos petits amours?

Partagez si vous avez les mêmes questionnements, réagissez à cet article pour montrer que vous êtes là et que vous croyez que les mentalités peuvent s'ouvrir et changer. Peut-être que ça fera assez de chemin pour être entendu et étudié.

❤Dee

lundi 16 octobre 2017

à toi la maman en détresse

À toi chère maman pour qui la dernière année passe mal.  À toi ma soeur de vie. J'écris ceci en solidarité de toutes celles qui vivent ou ont vécu quelque forme de violence que ce soit.  Dans ce texte il y a un peu de toi, un peu de moi, un peu de nous toutes. 
 
Rappelle-toi comme tout avait débuté comme un conte de fée.  Il était beau, gentil, attentionné, il sentait bon et te faisait sentir comme une reine.  Tu ne sais pas ce que tu as fait pour que ça change.  Un jour, c'est le pur bonheur et le lendemain tu te questionnes sur comment tu vas faire pour sortir de là. 
Soudain? Pas tant que ça.
Te rappelles-tu combien tout le monde le trouvait adorable?
Comment il te lâchait parfois des craques bien ciblées, que ça faisait rire tes proches et comment ça te mettait mal à l'aise?  Tu ne ripostais pas, parce que tu ne voulais pas péter l'ambiance ni avoir l'air d'une hystérique et puis... ce n'était pas si grave.
Te rappelles-tu quand il s'est mis à te faire douter de toi. Dans absolument tout, même dans ce que tu excelles? Ton travail, ton physique, la façon d'élever tes enfants, ta façon de parler, TOUT. 
Te rappelles-tu comment ça te troublait mais que tu n'en parlais jamais? Même pas à ta soeur ni à ta mère, parce que tu doutais sincèrement de tes capacités?
Heureusement qu'il était là, parce que sinon, qui aurait bien voulu d'une maman comme toi.
Tu souviens-tu comment ça a dégénéré jusqu'à te faire croire que tu étais d'un physique dégeulasse, que tes enfants ne te respecteraient jamais, que ton employeur te méprisait? À quel point tu étais idiote et qu'il fallait toujours tout t'expliquer?  Ça te revient?
Remémore-toi ton isolement. Tu as commencé à éviter des personnes qui t'aiment vraiment parce que tu avais honte de ce que tu devenais.
Tu as fini par croire que la personne qui partageait ta vie devait être vraiment forte pour te garder auprès d'elle avec tous tes défauts.  Alors, tu as compris que tu lui étais redevable, que tu devais faire ce qu'il te demandait parce qu'il savait ce qui était bon pour toi.  Tu t'en souviens maintenant?

C'est comme ça qu'il t'a brisée.  Il t'a eu à l'usure en exploitant chaque versant de ta personnalité.  Ta générosité, ta sensibilité, tes complexes, tes doutes et ta culpabilité.  Il s'est servi de tout ce que tu es pour te mettre à sa main. 
Tu as conclu que tu méritais son mépris quand le souper n'était pas assez bon ou quand tu n'étais pas «assez enthousiaste» au lit.  Que tu méritais son silence quand il ne daignait pas répondre à tes inquiétudes. Un jour, tu as eu une seconde d'éveil en pensant que tu devrais partir, que ce n'était pas supposé être ça, l'amour.  Tu as failli partir.  Il t'a reprise en étant plus stratégique et plus manipulateur que jamais.  Tu avais raison, le contrôle ce n'est pas de l'amour. Mais tu étais épuisée.

Il t'a fait peur avec la vie en te faisant croire que tu n'arriverais jamais seule... à rien.
Il ne te l'a jamais dit mais il a eu peur que tu le quittes. Il a redoublé d'efforts.  Il a compris que les mots ne te suffisaient plus; tu as reçu ta premìère giffle.  Tu la méritais celle-là, non? Et puis la claque et le serrage de bras, et puis le contrôle de ta garde-robe et de tes allées et venues, et puis honorer ton devoir conjugal, et puis la prise en otage de ton enfant et les menaces de mort? Tu étais terrorisée, paniquée, incapable de réagir. 

Qu'est-ce que ça t'a coûté d'y rester?  Qu'est-ce que ça prend pour en sortir?

Peut-être es-tu encore dedans, n'aies pas honte. Même les étoiles, les stars, vivent ton histoire.

Le premier pas vers la sortie c'est de briser le silence. Choisis bien ton ou ta confidente. Si tu ne peux parler à personne, il y a des centres qui accueillent les femmes qui vivent exactement ce que tu vis. Tu vas y arriver.  J'ai confiance en toi, j'en ai pour 2.  Nous toutes qui lisons cet article, fermons les yeux une minute. Envoyons de l'énergie ou du courage ou du positif à nos femmes qui vivent de la détresse.

Chère maman en détresse, tu as donné la vie, tu es forte et magnifique, tu peux et tu vas y arriver.

Ton CLSC a des références pour toi, n'hésite pas à les contacter.  Les centres des femmes aussi peuvent être tes alliés.

Tu veux que je te dise un secret, il est peut-être plus fort mais il est mort de trouille de se retrouver seul.

Fonce et sors!

lundi 2 octobre 2017

Un peu de lumière

Je dédie ce texte à toutes les personnes qui vivent des moments difficiles, qui ont tendance à perdre espoir, qui ont perdu de vue que tout est temporaire.

À toi mon amie que je ne vois pas si souvent.
À toi mon amie qui en arrache.
À toi mon amie qui se trouve laide.
À toi mon amie qui attend l'amour.
À toi mon amie qui voudrait se trouver à cent lieues de chez toi, juste pour faire changement, juste pour te fuir.
À toi mon amie qui sait exactement ce qu'il y a à faire mais qui pense ne plus en avoir la force.
À toi mon amie qui attend, la vie passe, tu sais?

Je t'écris quelques mots pour te dire que tu n'es pas seule. Il y a toute cette lumière partout qui ne demande qu'à être canalisée.  Elle est dans toutes les personnes que tu rencontres et à qui tu ne parles pas vraiment.  Elle est dans toutes ces occasions que tu ne saisies pas parce qu'au fond de toi tu penses que tu ne le mérites pas, que le bonheur infini est pour les autres, que toi, tu as eu ta part et qu'il ne t'en reste plus.
C'est vrai que tu as eu ton lot de difficultés, de laideur, de sécheresse, d'isolement et de désespoir; mais regarde dehors.  Est-ce que le soleil à cessé de se lever parce que ta vie te pèse, mon amie? Non.  Il revient chaque jour, mais c'est à toi de sortir pour prendre ta dose.  Tu vois, le soleil c'est comme le bonheur.  Il n'appartient à personne.  Plus qu'on est de monde à prendre notre dose, lui, ne bronche pas.  Il continue de briller, il se multiplie, il nous inonde de sa lumière.  Sur cette terre, même quand c'est l'hiver, il y a des gens remplis d'amour et de douceur qui sont nos soleils. T'en connais, j'en connais.  Ils donnent légèrement, comme ça, anodinement, sans attendre, sans vouloir, sans penser.  Ils nous enseignent la «meilleureté» qui est à l'opposée de la médiocrité.  On peut alors choisir. On peut s'ouvrir ou faire semblant que tout va bien pour éviter de se comparer. Mais tsé, même les soleils vivent l'éclipse une fois de temps à autre et ont besoin des autres.

Tu es un soleil, toi aussi. Tu l'as été pour moi quand j'en avais besoin. Tu l'as été pour d'autres
mais leurs histoires, ce ne sont pas mes oignons.
Sors de toi, regarde ta vie en face et crie à toute la planète comment elle va changer pour le mieux.  Tu n'y croiras pas au début.  Ça va aller.  À force de te répéter, tu vas commencer à faire entrer la lumière. Une fissure, une craque, une issue. Tu vas voir, il va peut-être y avoir quelqu'un pour te proposer de sauter dans le train en offrant (sans le savoir) une opportunité, le signe que tu attendais. Vas-tu le prendre ou rester à quai en remarquant combien «sont chanceux, hein?» ceux qui sont embarqués en faisant fi de leurs peurs et de leurs appréhensions. Vas-tu vraiment faire comme ça?  Comme si de rien n'était, en laissant les autres te prendre dans leurs bras et t'emmener vers une destination qui ne te dit franchement rien.

J'aimerais tellement te dire ce qu'il en coûte de laisser sa vie passer, combien ça fait mal à voir de l'intérieur et de l'extérieur.  Je pense que tu sais déjà.... Tu sais je t'écris, je m'écris et j'écris à tous ceux qui se reconnaissent.  Rien n'est permanent, on doit se rappeler de rester positif, s'entrainer et s'entraider à le demeurer.  Du monde heureux et bien dans sa peau, ça contamine les autres et ça redonne l'espoir. Comme une bougie qui éclaire toute une pièce.  Des centaines de millier de bougies pour éclairer tout un univers. 


jeudi 31 août 2017

10 choses qui indiquent que tu as eu un bébé dans la dernière année

  1. Tu as recommencé à fréquenter les magasins grandes surfaces... Oui, ben c'est pas joli d'en parler, mais la vérité c'est que ça aide le budget et puis on continue d'aller dans les friperies et d'acheter seconde main; alors c'est pas si pire, non?
  2. Tu as recommencé à t'asseoir par terre, ça rajeunit.
  3. Curieusement, les cacas et les vomits ne sont pas si pire que ça.
  4. Tu as découvert que même en dormant un sommeil fragmenté sur une longue période, on peut quand même accomplir quelque chose; ça s'appelle du somnambulisme.
  5. Tu t'habilles en mou dès que l'occasion se présente et puis tu as toujours plus ou moins une tache sur ton linge...
  6. Tes vers d'oreille ne sont plus les hits de la radio mais plutôt des chansons du genre :«Lumière verte, lumière verte, tape avec tes doigts sur la lumière verte...» ou encore «T'es mon ami, quand tu souris, t'es mon ami quand tu souris...»
  7. Tu fais des «bababa» et des «brous» et des «prous», même en public (hé oui!).
  8. Tu anticipes ton retour au travail et tu congèles des repas en prévision de l'avenir pressé... que tu décongèles environ 3 jours plus tard parce que t'es trop brûlée pour faire le souper.
  9. Tu te questionnes sur la portée humaniste de ton travail et tu te demandes si tu ne serais pas mieux d'élever une 12aine d'enfants à la maison (ce serait ça la richesse!?).
  10. Tu t'émeus devant les prouesses de ton petiot, tu t'émerveilles quand il fait ses premières fois, quand il pousse ses premières dents, quand il s'assied pour la première fois seul, quand il se lève seul en se cramponnant à un rebord quelconque (et souvent basculant - donc tu cours de plus en plus vite), tu ne croyais pas qu'aimer pouvait être un sentiment aussi complexe et vertigineux. Tu es surprise chaque jour. 
Partage si tu as souri au moins une fois et que tu te reconnais.
La vie est plus belle avec des enfants, tout n'est que temporaire alors il faut en profiter au maximum.
Je vous aime les mamans, vous êtes formidables!

Dee

jeudi 29 juin 2017

Maximisation du temps: une autre épreuve d'Hercule

Pas plus tard qu'hier, mon amie de toujours me demande à quel âge est rendu mon fils.  Je lui répond qu'il aura 7 mois en juillet.  Surprise, elle compte sur ses doigts pour m'apprendre que mon fils en aura 8.... Où est passé ce foutu 7ième mois?  Le temps avec nos minis passe à une vitesse incroyable. La vie seule passe rapidement mais c'est en accéléré avec des enfants. Voici donc quelques outils de mon kit de trucs de survie commençant pendant la grossesse et se poursuivant après.

  • Accumulez les petits plats congelés ou les conserves.

Faites-en autant que vous pouvez, tout le temps.  Vous préparez le souper? Faites trois portions de plus pour être en mesure d'en congeler une partie.  Vous ne savez pas quoi demander à votre shower de bébé, demandez des plats cuisinés, des conserves, des pots pour bébé ou un congélateur!

  •  Découvrez le végétarisme.

Pas pour en faire une religion ou un mode de vie, simplement parce que c'est un bon coup de pouce et que ça permet d'économiser sur la facture d'épicerie.  Une salade de légumineuses, une soupe aux lentilles, une pizza végétarienne dans laquelle on cache du tofu râpé. Internet est rempli de recettes savoureuses.
Un classique chez nous: la soupe aux lentilles. Vous allez en constater la simplicité:

  1. Faire suer quantité égale d'oignons et de carottes. J'aime bien ajouter des tomates quand c'est possible.
  2. Ajouter de l'ail au goût.
  3. Ajouter les épices que vous aimez.  Ici on ajoute une énormité de cari, juste assez de curcuma, une pincée de cumin, un soupçon de garam masala et on pimente avec de la srirasha.
  4. Recouvrir de bouillon de poulet et porter à ébullition.
  5. Goûter et rectifier l'assaisonnement. 
  6. Ajouter des lentilles corail (cuisent en 5 minutes) un peu comme on ajouterais des nouilles à soupe. Vous pouvez aussi ajouter d'autres types de lentilles précuites.
  7. Savourez accompagné de pain naan chaud et de yogourt nature.

  • Prenez vos rendez-vous à l'avance

Si vous ne le faites pas, vous ne le ferez jamais.  Il y a toujours d'autres priorités qui passent avant un examen de la vue ou la visite annuelle chez le dentiste. Quand les rendez-vous sont déjà pris, on y va!

  • Chaque minute compte.

Il n'y a pas si longtemps, on m'a parlé d'un type nommé Hal Elrod qui a publié le livre «Tout se joue avant 8 heure». En résumé, il explique comment il a réussi à créer de l'espace dans ses journées pour faire des choses qui l'intéressent.  Il a choisi de prendre le temps qui lui restait de libre, avant de commencer sa routine quotidienne pour: méditer, lire, écrire, etc.  Il est surprenant de constater ce qu'il a accompli en dédiant 5-10 minutes par jour à chacune de ces activités.  Ça donne à réfléchir et pourrait vous inspirer à prendre des tournants intéressants dans votre vie.

  • Musclez votre corps et surveillez votre posture.

Vous allez rapidement vous apercevoir qu'un accouchement est intense et éprouvant physiquement. Si vous n'y êtes pas préparée, vous risquez de subir plus d'inconfort et plus longtemps après l'accouchement.  Aussi, prendre soin d'un poupon exige de le prendre (en temps cumulé) plusieurs heures par jour.  Être en bonne forme physique et corriger promptement sa posture pourrait certainement alléger l'impression de faire beaucoup d'efforts.  Vous n'en ferez pas moins, mais ce sera moins drainant.

  • Trouver une place en garderie

Ah! Il faut s'y prendre tôt pour trouver la place de rêve.  Oui, s'enregistrer à La Place 0-5 c'est bien; mais si vous visez les milieux familiaux, il vous faudra faire votre recherche vous-même.  J'ai trouvé avec un peu de réseautage.  Soyez assidues, ne lâchez pas avant d'avoir trouvé. Allez visiter, poser vos questions.
Cela dit, il vous faudra probablement accepter d'envoyer bébé à la garderie dès que la place sera disponible, selon un horaire d'adaptation convenu avec le service.  N'hésitez pas à utiliser ce service pour faire des choses qui vous font du bien.  C'est bénéfique pour lui de voir d'autres amis et c'est stimulant pour son développement. De plus, une heure ou deux à soi vaut son pesant d'or en ces temps où vous vous habillez chic pour aller à l'épicerie (faut ben mettre son linge!).

  • Sortez.

Après le temps d'adaptation nécessaire à l'accueil de votre bébé, sortez pour vous aérer l'esprit. Une préparation est nécessaire pour s'assurer que bébé ne manquera de rien pendant votre sortie, mais il y a des moyens pour réduire ce fardeau et profiter du temps de libre avec votre enfant.
  1. Sac à couche toujours prêt. Remplacez les items utilisés dès que vous revenez.
  2. Préparer du lait d'avance quand on sait qu'on sortira.
  3. Laisser le nécessaire de dépannage chez les gens que vous visitez le plus souvent.
  4. Petite boîte de survie dans la voiture (pour les sorties qui s'étirent parce que le temps est bon). Aussi une couverture et un livre pour les sorties au parc :).
Prendre une marche demande peu de préparation et vous apportera beaucoup de bienfaits et à bébé aussi.  Toi, la maman avec un bébé qui a des reflux gastriques, c'est parfois ce qui va te garder saine d'esprit. 
Vous rendre dans les endroits publics vous permettra de voir du monde et à votre bébé de voir d'autres visages que le vôtre ou celui de papa.

  • Restez vous-même.

Lâchez internet et la télé où on vous envoie une image précise et romancée de ce que vous êtes en train de vivre!  Vous êtes qui vous êtes et vous vivez ce moment comme vous le vivez.  Partagez cela avec vos proches, tel quel.  Vous êtes seule au monde avec votre bébé? Fréquenter la maison de la famille de votre secteur pourrait être une bonne option pour briser votre isolement.  Le CLSC pourrait certainement vous référer vers les ressources appropriées.  Les travailleurs de rue des organismes communautaires sont aussi très bons pour vous écouter et vous référer.
Ne vous jugez pas trop durement.  Faites de votre mieux.  Une courte rétrospective le soir pour vous fixer les objectifs du lendemain et repartez à neuf après une bonne nuit de sommeil... ou du moins... après avoir dormi ;).

Je vais certainement revenir avec d'autres outils de ce kit de survie... c'est que je le construis moi aussi.
Commentez cet article, partagez vos trucs, ça m'aidera aussi!

Dee xxx

 

vendredi 9 juin 2017

La mort, le deuil, la vie.

Ce soir, j'ai participé à un événement pour encourager un organisme qui vient en aide aux jeunes qui vivent le deuil d'un parent.  C'était un souper spaghetti tout ce qu'il y a de commun dans le milieu, mais le sujet m'a touché personnellement puisque j'ai tout récemment perdu une figure de mère. J'ai encore ma mère près de moi, mais en cumulant les deuils d'autres proches, j'apprends que la vie est volage.  Elle se donne et s'arrache aux grés de ses caprices et personne, pas même les meilleurs médecins, n'y peuvent quoi que ce soit.  Elle est libre et détermine arbitrairement le début et la fin, donnant la main à la mort au moment choisi, comme dans une course à relais.

Je ne sais pas ce qui se passe au moment de mourir ou après que notre décès soit constaté.  Je n'ai pas de diplôme en théologie mais je refuse de croire que c'est le noir complet.  Tout ça pour ça, non, sérieusement? Non, merci.
La personne dont je parle en intro a été foudroyée par un (foutu) cancer en l'espace de quelques mois. Pour moins souffrir, j'ai pensé que si elle avait été rappelée si rapidement, c'était sans doute parce que sa mission était complétée ici et qu'on avait immédiatement besoin d'elle ailleurs. Comment cela pourrait-il en être autrement?  Pourquoi une personne pleine de bonté et de sagesse pouvait-elle mourir si jeune et si rapidement, sinon? Ça me fait du bien de penser qu'il peut y avoir une raison positive derrière sa mort...une noble cause spirituelle, par exemple.

Sa vie l'a donc quittée avant sa mort. Ça, on ne l'avait pas vu venir.
C'est incroyable comme l'âme ou l'essence (appelez ça comme vous le voulez) anime une personne. Lorsque le corps est plongé dans le coma, le pont entre le terrestre et le divin s'affaisse, affichant la rupture.  Je n'ai pas honte de vous raconter que j'ai figé devant ce corps comateux, à mille lieues de cette personne vive d'esprit et pleine de vie que j'avais connue.  Les derniers instants de souffle... sans discussion possible. Les derniers adieux, sans échange. J'ai hésité puis j'ai demandé un peu d'intimité, parce que j'avais besoin d'exprimer à haute voix ce qui me venait et que la présence des autres me gênait. Je me félicite encore d'avoir demandé. Comme si c'était naturel, ils m'ont laissée seule avec elle. J'ai rompu le silence et j'ai commencé à murmurer.  Je me suis dit qu'elle devait encore être tout près et qu'elle m'entendait sûrement. J'ai tout déballé. Je me suis excusée pour toutes les fois où j'ai été silencieusement odieuse avec elle, de toutes les fois où je n'ai pas tenu compte de ses sentiments par manque d'empathie.  Ensuite, je l'ai remerciée pour tout ce qu'elle avait fait pour moi, pour toutes les fois où j'ai pu compter sur elle, pour son amour inconditionnel et pour les chances qu'elle m'avait données d'avancer. J'ai enchaîné dans les confidences puis dans les promesses, pour terminer avec: «Au revoir, je t'aime».  Seulement alors, j'ai réalisé que je ne lui avais jamais dit ces mots.  Elle savait probablement, mais j'allais devoir vivre avec le regret de ne jamais avoir prononcé les mots:«Je t'aime.»

Lorsqu'on tape ''étapes'' dans la clef de recherche du grand et omniscient Google, le premier choix qui s'offre à nous est: étapes du deuil. La mort fait partie de la vie. Je ne suis pas la première ni la dernière personne à perdre un être cher.  Peu importe notre âge, peu importe la façon dont l'être cher s'en va, il n'en demeure pas moins que le deuil s'immisce sans invitation. On le chasse dehors, ce maudit deuil qui nous fait souffrir, nous fait regretter et nous transforme contre notre gré. C'est un agent du changement brutal, c'est un «vide-plein», un «trop-sans».
Peu importe le chemin qu'il a pris pour nous rejoindre, peu importe le temps qu'il lui a fallût, il s'abat silencieusement, nous laissant souvent sans mot bien assortis pour le décrire. Il efface nos points de repères et nous vole nos espoirs.  En plus, il prend son temps, il lambine, il joue à cache-cache. Il se cache derrière: la colère, le déni, la tristesse, travailler trop, dormir plus que nécessaire, toutes les distractions que l'on peut utiliser pour fuir cette nouvelle réalité sans l'autre. Comme dit Brassens :

Oui mais jamais, au grand jamais
Son trou dans l'eau ne se refermait
Cent ans après, coquin de sort
Il manquait encore

Chaque fois que j'ai perdu quelqu'un, je souhaitais courrir vers la fin de cette étape sordide. C'est un rite de passage, une évidence que j'accueil et qu'il m'appartient de transcender.  L'acceptation de la mort de l'autre, l'acceptation de voir une partie de soi (la vie partagée) s'envoler et le lâcher-prise pour continuer à vivre.

J'ai peu de regrets.  J'ose espérer que j'en aurai encore moins demain parce que j'aurais pris les actions nécessaires à ne rien laisser d'important en suspens avec ceux que j'aime.  Rien de regrettable, tel que ne jamais avoir dit:«Je t'aime».


lundi 1 mai 2017

Si Hercule avait été une femme

Quelqu'un ne me regarde pas dans les yeux parce que ma poitrine affiche des petits ronds moites, odeur de lait suri au réveil, le timing d'allaiter chaque fois que le café est chaud ou que l’assiette vient d'être posée sur la table... 

Allaiter: Une épreuve des 12 travaux d'Hercule.

Oui, c'est entièrement vrai, c'est commode d'allaiter. Aucune préparation de lait maternisé à concocter, pas d'attente pour le nourrisson entre le moment où il réalise qu'il a faim et le moment d'être nourri. Pas de trop chaud, ni de trop froid.  En plus, bébé reçoit tout ce dont il a besoin en terme de nutriment et de réconfort. On se sent comme Wonderwoman! Que demander de plus?

Si, en apparence, votre douce moitié a l'air de se la couler douce et remet la faute sur l'allaitement pour ne pas performer autant qu'avant, lisez de plus près ce qui suit histoire de remettre votre opinion en perspective.  Ce qu'il faut aussi lire entre les lignes quand une maman dit qu'elle allaite:

Je suis fière d'être la seule responsable de nourrir mon enfant;
J'adore ce moment de proximité avec lui;
Je vis au gré des faims de mon bébé, mes besoins et envies passent en 1000ième position;
Chaque fois que je veux entreprendre quelque chose (ménage, cuisiner, loisirs, départ en voiture, etc), bébé a faim et je m’assoies ou m'allonge pour le nourrir;
Desfois, je me demande si c'est assez;
Desfois, ça me fait mal d'allaiter;
Au début, et quelques fois ensuite, j'ai eu beaucoup de douleur physique en allaitant (gerçures, craquelures, morsures même!);
Quand bébé refuse le sein, je me demande si c'est à cause de moi, si c'est parce qu'il me rejette;
Je me remets souvent en question, en autre, quand je suis frustrée parce que je n'ai pas réussi à prendre une douche ou quand je donnerais n'importe quoi pour aller prendre une marche;
Allaiter sollicite mon corps 24/24 et je n'ai parfois plus la capacité de proximité physique avec mon conjoint ou mes autres enfants, alors que je sais qu'ils en ont besoin et je me sens coupable;
J'ai faillit abandonner plusieurs fois;
Allaiter vient parfois avec un sentiment de succès et de plénitude, parfois d'échec et de culpabilité....d'autres fois avec l'envie de partir en voyage très loin, toute une journée, pour se retrouver seule...

Et puis quand on pense qu'on a enfin la «twist», le temps s'est écoulé et notre bébé a bien grandit, c'est la fin de l'épreuve. On reprend possession de notre corps, non sans un deuil à faire... Parce qu'au fond, suffire au petit être qu'on a mis au monde et dont on est si fière est la plus grande gratification que l'on puisse avoir et sublime cette épreuve en accomplissement.

PS: L'autre jour, j'ai vu cette blague sur Facebook. Tous les superhéros ont des noms qui finissent par «man», cela inclus «Ma-man». Si personne ne vous l'a encore dit aujourd'hui:«Vous êtes merveilleuses!»

Dee xxx

Image prise sur http://www.neufmois.fr/au-fil-de-lactu/maman-de-3-enfants-on-adore-touche-dhumour-illustrer-quotidien:


lundi 27 mars 2017

Le courage du peureux

Je me suis souvent surprise à admirer les autres pour leurs capacités à passer à travers les épreuves avec beaucoup de dignité.  Ils me semblaient solides comme le roc, sans peur.  Je me disais qu'ils étaient beaucoup plus courageux que je ne l'avais jamais été.
Il y a 4 mois et demi, j'ai mis au monde un magnifique petit garçon.  Je me suis concentrée sur ce changement dans ma vie et j'ai fait tout ce qu'il y avait à faire.  Je me suis complètement mise de côté, j'ai donné sans compter, parfois jusqu'à m'épuiser.  Je vous fais une confidence.  Il m'est arrivé de me demander: «Mais à quoi est-ce que j'ai pensé?  Je ne serai jamais capable d'y arriver.  J'ai un bébé «facile» et je rush comme une folle, comment elle font les autres mamans?!» Et puis je me suis roulée en boule et j'ai pleuré jusqu'à ce que mes yeux gonflent et deviennent trop secs pour pleurer encore. Quand j'avais fini, je me relevais et je retournais m'occuper de mon enfant.
Je me suis relevée, une fois, 10 fois, 15 fois par nuit.  J'ai continué à faire ce qu'il faut faire en me disant que je n'avais pas le droit de lâcher et en en continuant de me questionner sur mes capacités à subvenir aux besoins de mon enfant de façon satisfaisante jusqu'à sa majorité, jusqu'à ce qu'il soit capable de se faire à manger, jusqu'à ce qu'il soit capable de se tenir seul, jusqu'à demain.... et j'ai recommencé tous les jours.
Soudain, ça m'a frappé. Les gens courageux ne sont pas dénués d'émotions.  Parfois on ne le soupçonne pas parce qu'ils souffrent en silence, ils ne pleurent peut-être pas mais se roulent en boule dans un coin de leur tête et attendent que la tempête passe.  Pendant ce temps, ils continuent de faire ce qu'il faut faire. Ils se lèvent tous les jours avec l'idée de passer au travers de la journée et d'arriver au soir avec le sentiment d'avoir fait de leur mieux, dans l'état qu'ils se trouvaient, avec les moyens dont ils disposaient et avec l'intention de recommencer le lendemain.
Alors, j'ai compris.  Pour être courageux, il faut sortir de sa zone de confort et être confronté à la peur et continuer à faire de son mieux.


dimanche 30 octobre 2016

Minuit moins une: Je deviendrai maman



À presque 39 semaines de grossesse, la situation est imminente: je vais accoucher prochainement. Il n'y a pas de remise à plus tard possible, plus de surprise, à part le moment de la journée où ça arrivera et le suspense de savoir si on aura le temps de se rendre à la maison des naissances. Vivre en campagne rajoute un peu au suspense en ce sens que la météo a réellement une incidence sur le fait de se rendre.  Je pratique la procrastination pour compléter ma valise, comme si je vivais dans le déni qu'un jour prochain, je connaîtrai à la fois les douleurs les plus intenses et la plus grande joie de ma vie.
Plus ça avance et plus mon corps essaie de convaincre mon cerveau qu'accoucher sera libérateur: je suis à peine capable de me pencher pour enfiler mes souliers, je fais de la rétention d'eau et de la perte de mémoire, tousser ou éternuer sans conséquence demande le bannissement complet de la spontanéité pour ces deux réflexes normaux, le sommeil est sans repos et dans une position ou selon un horaire non désiré.  Les arguments sont presque convaincants. De son côté, le suspicieux cerveau rationalise encore que «ça va faire ben trop mal» et est prêt à attendre encore un peu. Pendant qu'ils se font la guerre, les hormones me promènent entre l'excitation et la terreur. Je peux comparer cela à des montagnes russes au bord d'un précipice.  Dernièrement, j'ai lu un article qui traitait de la fin de grossesse et qui mentionnait au passage que les sentiments éprouvés sont semblables à ceux du syndrome prémenstruel... multiplié par 10 000. Alors: «Bonne chance!»

Avec l'écriture de ce blogue, tout cet énervement n'est pas en vain, mon expérience pourrait servir à d'autres mamans ou mamans en devenir qui s'interrogent sur la folie qui les accompagne pendant le dernier trimestre.  Je veux vous dire que vos questionnements sont TOUS normaux et que vos inquiétudes (aussi absurdes semblent-elles) font partie de ce qui va vous préparer à être une bonne maman.  Vous commencez certainement à réaliser que vous avez besoin des autres, que vous les aimez plus que tout et que l'harmonie dans votre vie de vous appartient pas totalement. Ne vous comparez pas et allez chercher l'écoute et les réponses que vous avez besoin avec des personnes positives, des blogues ou des groupes selon le format qui vous convient le mieux.  Ces personnes qui ont vécu la maternité et qui peuvent en parler avec maturité et réalisme sont des mentors qui prendront de l'importance dans votre vie. Il est tout à fait raisonnable de se demander comment on va faire, d'avoir peur de ne pas être assez ou d'être trop, de se questionner sur comment on va prendre soin de bébé, si on va être capable de s'y attacher, de le soigner quand il sera malade, de faire face aux situations d'impuissance, etc.
Aussi, il ne faut pas l'oublier, la peur de l'accouchement.  On vous l'a répété plus d'une fois pendant les 9 derniers mois: ÇA FAIT MAL.  Ces mots son gravés dans votre subconscient et passent malicieusement dans votre tête chaque fois que vous pensez au bonheur qui vous habitera lorsque vous ferez la grande rencontre tant attendue avec bébé.  Plus le jour «J» approche, plus la peur est présente.  Ça aussi, ça vient avec le package deal. L'accouchement est le rituel d'une petite mort de notre vie telle qu'on la connait.  On va mûrir et changer, et ça, c'est inquiétant.  Plus encore, c'est un rituel douloureux marqué par le sacrifice de son corps pour donner naissance à un petit être totalement dépendant de nous. S'ajoute à ces peurs la charge émotive des volontaires qui nous racontent des histoires d'accouchement tout droit tirées de films d'horreur et qui nous feront douter de nos choix.  Par exemple, quand je dis que je vais accoucher à la maison des naissances, avec une sage-femme, sans accès à la péridurale, je reçois souvent des commentaires du genre:

  • Tu es complètement folle! Ah non, c'est parce que tu en as jamais eu que tu penses que tu vas être capable sans péridurale, tu m'en donneras des nouvelles.  Moi...
    • (bla bla bla) - je n'écoute plus.
  • Mais s'il arrive quelque chose et que tu doives être transférée à l'hôpital, qu'est-ce que tu vas faire? 
    • Je vais être transférée à l'hôpital.
  • T'es vraiment certaine de ton choix? 
    • Je ne savais pas trop, j'ai flippé un sous pis ça a donné ça.

D'après-vous, est-ce que cela me sert dans l'apaisement de mon anxiété?  Laissez-moi réfléchir... euh...non!  Qu'à cela ne tienne, je choisi les personnes desquelles je veux m'entourer pour discuter pour partager des moments importants de ma grossesse et je me souviens des raisons qui ont motivé mes choix.  Mes amis me soutiennent en répondant à mes questions et en s'informant sur mon état mental et mon niveau d'énergie.  Je me sens en confiance de partager ce que je ressens parce que mes choix sont respectés et que je ne me sens jamais jugée.
Vous, qui êtes dans la vie d'une femme (d'un couple) qui s'apprête à mettre au monde un enfant, vous devez absolument être conscient de l'impact que vous avez dans sa (leur) vie sur son niveau de stress, sa confiance en elle et le sentiment qu'elle n'est pas seule.  Le lieu de naissance, le temps que le couple souhaite prendre avant de présenter son enfant au monde, les conditions entourant ses présentations ne concerne que le couple.  Respectez les futurs parents dans leurs choix, vous aurez l'occasion d'émettre vos opinions quand vous serez sollicités pour cette raison.
Je comprends l'enthousiasme de mes proches et ça contribue à mon bonheur.  Me faire mettre la pression concernant des événements sur lesquels je n'ai pas beaucoup de contrôle m'indisposerait et augmenterait mon sentiment de nervosité. Pour ma part, et peut-être que certaines se reconnaîtront dans cette stratégie, je choisi de prendre quelques jours pour me remettre de l'accouchement, m'apaiser et apprivoiser mon nouveau statut de parent.  La rencontre arrive finalement au bout de 9 mois et je ne veux pas que ces instants soient perturbés.  Je veux du calme, accueillir mon enfant avec mon amoureux et apprivoiser ma nouvelle cellule familiale.  Je ne veux pas d'interruption dans l'émerveillement des premiers instants. Ces moments ne reviendront jamais et j'ai envie de les passer seule avec mon conjoint et notre premier enfant.  Quand nous seront prêts, nous présenterons notre enfant au monde avec la confiance acquise dans ces premiers jours privés.  Nous ne serons pas avares de notre bonheur. Cette séquence a été discutée en couple et est personnelle. Elle vaut n'importe laquelle des stratégies que les nouveaux parents auront choisie. Mon but était seulement de faire reconnaître que les parents accueillant un nouvel enfant peuvent clairement faire leurs choix et s'attendre à ce qu'ils soient respectés.

La prochaine fois que j'écrirai, j'aurai sans doute fait la rencontre avec ce petit être,  D'ici là, vous êtes encouragés à réagir à cet article.  Prenez soin de vous et à bientôt.



Bientôt disponible sur le site Je Materne.

mercredi 28 septembre 2016

Célibat, oh célibat.

Pour une amie et toutes celles qui s'y retrouvent... L'article suivant ne contient pas un portrait complet de la situation et repose sur des opinions personnelles.  On peut ne pas être d'accord.

«Il existe une zone de flou artistique entre le célibat dépressif et le mariage ennuyeux : baptisons-la bonheur.» – Frédéric Beigbeder

Confortablement assise au chaud, dans ma robe de chambre qui n'épaterait personne, je pense à une/10/20 amie(s) qui ont dernièrement reçu une dose de calmant faisant peut-être apprécier le célibat au détriment des relations douteuses.  De toute mon empathie, j'écris cet article parce que je ne me résous pas à admettre que le célibat soit rendu d'une complexité inopérable vers un avenir trop souvent sans aucune promesse et plein de déceptions. Ça me questionne de voir que des gens très bien ne parviennent pas à trouver l'amour. Ce n'est pas comme s'il manquait de célibataires au Québec ou comme si toutes les personnes seules le sont parce qu'elles sont des psychopathes en latence. Par où commencer?

Être célibataire devrait venir avec un guide et un conseiller en image.  On dirait que, de plus en plus pour ceux qui sont sur le marché du travail, les rencontres se font via les médias sociaux ou les sites de rencontre.  La photo de profil devient rapidement la première impression, suivi de la deuxième basée principalement sur le contenu du profil.  On se rencontre de moins en moins.  Pas facile de trouver des façons de rencontrer ''live'' quand on aime ni les bars ni les sports de combat ni les rénovations ni les manifestations.  Essayez de trouver l'amour dans un cours de pilates quand vous êtes une femme hétéro! Alors, le guide pourrait suggérer des moyens et le conseiller en image pourrait suggérer des façons de ne pas se mettre le pied dans la bouche ou d'avoir daltonien (pas un défaut mais vous comprenez le principe).

J'ai observé que toutes mes amies célibataires sans égard à leur origine, poids, allure ou couleur de cheveux sont, par défaut, surexposées au rejet. Quelle méchante teigne que ce rejet!
C'est un bonheur de vieillir et d'en être moins affecté (pour la plupart, je crois).  Néanmoins, cette petite bête insoluble dans l'alcool et à la carapace dure comme celle d'un tank va finir par détruire la personne qui s'y expose trop souvent en admettant sa vulnérabilité à des gens qui ne le méritent pas. D'ailleurs, c'est quelque chose que je m'explique mal.  Pourquoi déballer tout son sac dans la première heure, on n'aime plus l'aura de mystère?  Ça aussi c'est dépassé?  C'est très personnel comme définition mais, pour moi, la rencontre de l'autre se fait par la vulnérabilité qui est en lui-même un état intime qu'il convient de partager avec des gens qui gagnent notre confiance autrement que par la flatterie et le discours d'intérêt. Sinon on est un peu maso.
À force d'échecs répétés aboutissant en indifférence, en rejet simplement ou ajouté de propos attaquant notre amour-propre, on se fait écrabouiller l'amour.  La conséquence est dramatique. Un jour, le rejet parviendra à assécher les dernières larmes des célibataires qui ont défendu le droit à l'amour comme des guerriers; pour les remplacer par un sourire ironique qui sera revêtu chaque fois qu'un commentaire gentil se fera entendre, laissant l'amour sans rempart et voué à l'extinction. Malgré tout, il est aussi inévitable; alors comment choisir ses batailles?  C'est une autre paire de manches...

Ajoutons au rejet que ''courtiser'' n'est plus. Bon, je ne parle pas de retourner dans les années passées où tomber en amour voulait dire fréquentation et épousailles.  Non, je veux parler d'une façon de découvrir les autres dans des zones protégées ou l'on permet à l'autre d'être soi-même, où on se parle respectueusement, où rien n'est forcé et où l'on est libre de faire les bons choix.  Je m'explique.  Selon ce que j'ai compris:''On ne fait plus la cour, on fait vite le tour.''  On se vend et on se parjure. Les ''gens qui rencontrent d'autres gens'' ont des opportunités multiples et cela influence grandement le plaisir et le temps qu'ils prennent à découvrir d'autres personnes. Ceux qui restent dans la danse de disponibilité pendant trop longtemps se divisent pour couvrir plus de terrain ou alors développent de la rigidité liée à leur insécurité.  On assiste à des comportements d'évitement ou de contrôle excessif. Par exemple: Donner des réponses évasives ou être très insistant et accaparant avec la personne que l'on convoite. Combien de temps faut-il pour apprendre à bien connaître quelqu'un?  Ce n'est heureusement tout noir ou blanc mais l'article ne s'inspire pas de ce qui est plus ordinaire. Sincèrement, je pense que côtoyer une personne dans divers contextes nous amène à bien la connaître.  Comment peut-on arriver à traverser plusieurs contextes en quelques jours/semaines à peine?  Bon, on peut toujours hacker un ordinateur, c'est plus court... mais pas tellement légal.
Et puis, il n'y a pas de moyen de forcer une personne à être authentique.  On devient de plus en plus vrai au fil du temps, parce que l'autre nous démontre de la confiance et du respect.  Alors, comment on fait?  Comment trouver l'équilibre entre:
1- Je sais que je n'ai pas besoin de passer 15 minutes dans une pièce sans issue avec cette personne pour conclure que ça n'ira pas plus loin;
2- Je me donne tout entière après 15 d'agréable conversation;
3- Je ne peux pas m'empêcher d'être complètement parano parce que les 3 derniers étaient mariés mais se disaient célibataires.
Je n'ai pas de réponse. Parcontre, si vous ne comprenez pas pourquoi votre petite voix vous dit de faire attention, ne la séquestrez pas dans un coin de votre tête, laissez-la s'exprimer au moins en arrière-plan et voyez quand elle devient plus bavarde, ce sera déjà une piste.

Une autre difficulté est apportée par l'anonymat procuré par les sites de rencontre et les réseaux. Les gens se déconnectent, s'inventent des vies, mettent leurs meilleures photos et finissent par se croire.   Il devient ainsi assez difficile d'être soi-même et de trouver le match parfait avec une personne authentique.
Je m'avance peut-être mais je crois que les profils remplacent les personnes qui se retrouvent comme de l'information triable et organisable. De l'extérieur, c'est d'une tristesse absolue. Le traitement de ''l'information'' déshumanisée peut ensuite laisser place à des choses ou comportements surprenants. Je vais avoir l'ai complètement retardée mais quelle ne fut pas ma surprise d'entendre plusieurs femmes me raconter (et me montrer! oui messieurs, on partage ces images que vous distribuez fièrement j'imagine) qu'elles reçoivent des photos de gars complètement à poil sans n'avoir jamais rien demandé.  Je propose toujours de les diffuser largement sur les réseaux sociaux (ben oui, quoi?! il est tellement fier!), mais les filles s'objectent... par respect. Euh... c'est moi ou O_0?
Sur certains des sites de rencontre, la pratique est d'un commun... et les membres (jeu de mots) ne se privent pas pour ''scorer fort'' pour la première impression.  Est-ce que toute l'estime que tu as de toi-même repose sur ton engin?  Qu'en est-il de qui tu es, tes aspirations, tes rêves, tes occupations, tes aversions, tes bonnes actions?  On ne voit pas tout cela en lisant dans les pénis, non, désolée... quoi que y'a peut-être une app pour ça.. Faut m'excuser, je suis vraiment démodée. Je n'ai rien contre la coquinerie, mais ça prend une mise en contexte.... il me semble.....

Certainement, le choix éclairé du site de rencontre peut éviter se faire rabrouer par les membres inscrits. Il est judicieux, donc, de s'informer un peu avant de s'inscrire si on ne veut pas être déçu (ou agréablement surpris).
Il faut quand même admettre que ça prend une sacrée paire de couilles pour envoyer une photo de son pénis à une inconnue...

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